Les Instantanés Décalés

2 janvier 2011

Doual’Art 2010 : LES PARRAINS, LES ARTISTES ET LES AUTRES…

Filed under: Exposer & fêter — isabelle gourmelon @ 7:33
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Les artistes camerounais jouent un rôle majeur dans le petit monde de l’art contemporain. Côte, musées, festivals prestigieux, leur audience est mondiale. Partager leur expérience, dialoguer avec leurs pairs, créer pour leurs compatriotes : ils sont les stars du SUD 2010.
Marilyn Douala Bell et Didier Schaub, créateurs de Doual’Art en 1991 et organisateurs du festival SUD, font régner la bonne humeur. Simon Njami, commissaire, impose sa radicalité esthétique : « certains artistes se regardent le nombril et d’autres regardent ceux des autres »;

Au même moment, les notables de la société Sawa aussi fêtent l’eau; comme tous les ans pour la fête du Ngondo, ils investissent les bords du fleuve, pour une cérémonie entre tradition et kermesse. Quoi qu’il en soit, toutes les occasions sont bonnes pour rappeler son rang.

Loin des couloirs de la FIAC à Paris – où il fût cette année l’un des rares artistes africains exposé-, Pascale Marthine Tayou mitonne sa recette à la doualaise.

Au quartier de Bell, la nuit l’est un peu plus depuis qu’Hervé Yamguen a installé ses néons, écrit en mosaïque sur les murs, mis des miroirs aux murs des égouts. L’art prend tout son sens.

L’endroit était trop peu sûr pour que le public se bouscule : la « base Elf » a mauvaise réputation auprès des Doualais. Dommage Aliette Cosset, Isabel Forner et Sylvain Ohl ont enchanté les bords du fleuve à la nuit tombée avec « Comme deux gouttes d’eau. Projection onirique sur écran d’eau ». Les Mamies Wata du monde entier apparaissent entre les nuages.

Bili Bidjocka, figure des Frigos parisiens, plante ses drapeaux sur le seul pont de la ville, la déclarant ainsi officiellement conquise par l’art.

Elle a surgi des bords crasseux du fleuve Wouri, derrière les hautes herbes, au premier plan devant les paquebots rouillés du port. Regina Goerger, prêtresse du buto, danse japonaise, restera comme la Mamie Wata la plus convaincante de la deuxième édition du festival SUD dédié à l’eau.

« Joie d’été » en décembre grâce à Myriam Ngossa. Rue Mermoz, quartier Akwa, Doula centre : un cabaret enfumé, embrumé, une chanteuse magnétique…

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